Association Polyarthrite Luxembourg asbl

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L’arthrite est une inflammation douloureuse des articulations qui peut avoir d’importantes conséquences sur la mobilité.

Il y a plus de 100 typologies différentes d’arthrite, les plus répandues et connues étant l’ostéoarthrite (OA), l’arthrite rhumatoïde (RA) et la fibromyalgie. Même si les symptômes de l’arthrite sont communs à d’autres pathologies comme l’apparition de douleurs et de fatigues, beaucoup sont spécifiques. Contrairement à une idée répandue, l’arthrite ne frappe pas uniquement les personnes âgées. L’âge moyen du diagnostic est de 35 ans. On ne connaît pas les causes de cette maladie et il n’existe à ce jour aucun traitement permettant d’en guérir. Il est en revanche possible d’en atténuer les symptômes.

Arthiritis 1

En endommageant les articulations, l’arthrite réduit les capacités de mouvement et de mobilité des personnes qui en sont victime. Les articulations relient les os grâce à une sorte de corde élastique, appelé « ligament ». Une couche protectrice, appelée « cartilage » couvre la surface des os pour éviter que les os se frappent ou se touchent les uns les autres. L’articulation est recouverte d’une capsule ; l’espace dans l’articulation appelé cavité articulaire contient un liquide, appelé « liquide synovial », où se trouvent les substances nutritionnelles pour l’articulation et le cartilage. Il est produit par la membrane synoviale qui se trouve dans la cavité.

Le mouvement de l’articulation est assuré par les muscles attachés aux os, lorsqu’ils s’allongent ou se raccourcissent. Par exemple, quand le biceps se raccourcit et le triceps s’allonge, la partie inférieure du bras est poussée vers le haut, vers l’épaule.

L’arthrite atteint les articulations de différentes manières. Même l’intensité de la douleur peut différer selon la typologie et la sévérité de la maladie.

 

Il existe plus de 100 typologies d’arthrite, certaines sont très connues, d’autres plus rares. Beaucoup de ces typologies partagent les mêmes symptômes (douleur aux articulations lors des mouvements par exemple) mais certaines ont des symptômes spécifiques. Voici une liste des arthrites les plus communes.

  • Ostéoarthrite
  • Arthrite rhumatoïde
  • Fibromyalgie
  • Arthrite psoriasique
  • Arthrite juvénile
  • Spondylarthrite ankylosante
  • Goutte
  • Polymyalgie rhumatoïde
  • Lupus

 

Ostéoarthrite

L’ostéoarthrite (OA) est l’arthrite la plus connue. En général, elle se développe graduellement, au cours des ans, et frappe un très grand nombre d’articulations. La cause de cette maladie demeure inconnue, mais elle frappe les femmes après la ménopause beaucoup plus que les hommes.

Pour certaines personnes, les symptômes de l’ostéoarthrite sont légers et leur développement tellement graduel que l’on a du mal à les remarquer. Les patients ne connaissent pas de douleur, ils restent capables d’accomplir les tâches quotidiennes. Pour d’autres personnes, les symptômes deviennent plus évidents au cours des mois ou des années. A la fin du développement de la maladie les joints apparaissent noueux, mais sont normalement moins douloureux.

L’ostéoarthrite était autrefois considérée comme une forme « naturelle » d’arthrite. Cependant, de nos jours les spécialistes pensent que certains facteurs facilitent son apparition, tels que l’âge, l’obésité, les maladies ou bien les facteurs génétiques.

 

Arthrite Rhumatoïde

L’arthrite rhumatoïde (RA) est le type d’inflammation la plus commune. Dans la plupart des pathologies, l’inflammation a pour objectif de faciliter la guérison; lorsque celle-ci survient, l’inflammation disparaît. Dans le cas de la RA, le processus est différent, l’inflammation est variable dans son intensité et dans sa durée puisque ce sont les défenses naturelles qui causent la maladie. Une réaction auto-immune qui s’attaque principalement aux articulations dont on ne connaît pas les causes.

Fibromyalgie

C’est un type d’arthrite bien connue qui cause une forte douleur qui frappe et affaiblit les muscles, les ligaments et les tendons. Cette maladie peut affecter une partie ou plusieurs parties du corps, comme les membres, le cou et le dos.

 

Arthrite psoriasique

Les personnes souffrant de psoriasis peuvent développer une « arthrite psoriasique », pouvant entraîner une inflammation des articulations mais aussi des doigts ou des pieds et causer la perte ou la décoloration des ongles. Un tiers des personnes affectées par le psoriasis développent aussi la spondylite, une inflammation de l’épine dorsale qui peut entraîner une douleur ou une rigidité du cou et du dos.

 

Spondylarthrite ankylosante

C’est une autre forme d’arthrite inflammatoire, qui se manifeste par une douleur et une inflammation des articulations dans la partie inférieure du dos. « Ankylosante » signifie « rigide »; « spondylarthrite » signifie « inflammation de l’épine ». Si elle n’est pas traitée, les articulations de l’épine pourraient perdre leur capacité de mouvement.

 

Goutte

Cette forme d’arthrite crée des cristaux dans le corps et se manifeste par une très grande douleur aux articulations. Pour la plupart des personnes, une fois traitée, la goutte n’est plus un problème. Les symptômes sont causés par les dépôts de cristaux d’acide urique dans les articulations. Nous avons tous de l’acide urique dans le sang, mais généralement il est évacué par l’urine. Lorsqu’il y a trop d’acide dans le sang, des cristaux se forment à l’intérieur et autour des articulations. Ces cristaux peuvent se former à l’intérieur et autour des articulations, et peuvent causer des inflammations, des gonflements et d’importantes douleurs.

 

Arthrite juvénile

La plupart des formes d’arthrite rencontrées par les jeunes sont connues sous le nom « d’arthrite juvénile » (JA). Les symptômes sont des inflammations, des douleurs et des gonflements d’une ou plusieurs articulations.

 

Polymyalgie Rhumatoïde

La polymyalgie rhumatoïde (PMR) est une inflammation qui affecte les muscles à l’intérieur et autour de l’épaule de la main, des fesses et des cuisses. On ne connait pas les causes de cette maladie qui se développe très vite. La rigidité dans les zones affectées régresse pendant la journée, mais elle revient le soir. A la différence de l’arthrite rhumatoïde, ici les articulations ne sont pas affectées, même si occasionnellement on peut constater des inflammations sur les épaules, les hanches et les poignets. Plus rarement, il arrive que les artères de la tête et du cou soient également affectés causant des maux de tête et des problèmes de vue. La personne présentant ces symptômes doit être prise en charge très rapidement Cette complication très sérieuse demande une action immédiate.

 

Lupus

Le lupus érythémateux systémique (SLE ou « lupus ») est une maladie qui détruit les défenses naturelles du corps (le système immunitaire). Les cellules et les anticorps, qui sont dans le sang pour défendre le corps contre le risque d’infection, s’attaquent au corps et causent des inflammations. Le lupus est une maladie systémique qui peut affecter différentes parties du corps. Si généralement le lupus se développe de façon très rapide et violente, des formes plus douces ne sont cependant pas à exclure.

 

Alors que la douleur, la rigidité et le gonflement des articulations peuvent être le signe de traumatismes légers comme une entorse, ils peuvent également être le début d’une arthrite. Si vous ressentez une douleur ou une inflammation, consultez votre médecin. Celui-ci vous fera passer un test pour l’arthrite.

Voici quelques conseils afin de bien renseigner votre médecin:

  • Soyez préparé: avant votre rendez-vous, pensez à comment décrire vos symptômes, écrivez les questions à poser et les changements que vous avez remarqués.
  • Soyez confiant: n’ayez pas peur de poser des questions. Si certaines choses vous échappent n’hésitez pas à lui demander de vous expliquer à nouveau, et plus clairement.
  • Deux personnes valent mieux qu’une : allez consulter avec un ami ou quelqu’un de la famille. Cela peut vous aider à vous relaxer et à poser les bonnes questions.

Votre médecin fera un diagnostic à partir des symptômes, d’une visite physique et de tests médicaux. Dans certains cas, le docteur pourra élaborer un diagnostic immédiat ou bien vous adresser à un rhumatologue ou à un chirurgien orthopédique.

 

Tester l’ostéoarthrite (OA)

 

Votre médecin pourra :

  • contrôler les parties gonflées, les mouvements, la souplesse ou l’instabilité.
  • Vous prescrire un examen du sang pour exclure le risque d’autres formes d’arthrite.
  • Vous soumettre à une inspection aux rayons X pour confirmer le diagnostic de OA et voir comment et jusqu’à quel point les os sont endommagés.

Avec un diagnostic d’ostéoarthrite, votre médecin devient votre contact principal pour le traitement de la pathologie. Vous pourrez aussi vous adresser à un physiothérapeute qui vous donnera des conseils sur comment maintenir vos articulations en bonne condition. Si vous souffrez d’une forme sévère d’arthrite, le docteur pourra vous adresser à un rhumatologue, à un chirurgien orthopédique ou un spécialiste de la douleur.

Tester l’arthrite rhumatoïde (RA)

Votre médecin pourra :

  • Examiner vos articulations et votre peau, et tester la force de vos muscles
  • Effectuer une analyse de sang pour vérifier l’origine de l’inflammation
  • Procéder à des vérifications aux rayons X pour trouver les signes de dommages des articulations

Avec un diagnostic d’arthrite rhumatoïde, votre médecin pourra vous adresser à d’autres spécialistes, y compris un rhumatologue et un physiothérapeute. On vous prescrira des médicaments pour contenir l’évolution de la maladie et réduire l’inflammation.

L’ensemble des traitements et des recherches en matière d’arthrite se nomme la « rhumatologie ». Les traitements pour l’arthrite ne sont pas tous spécifiques à la rhumatologie.

Afin de contenir la maladie et vivre le plus normalement possible, il convient de trouver le bon dosage entre:

  • Les médicaments
  • La chirurgie
  • La physiothérapie
  • Les thérapies occupationnelles
  • La podiatrie
  • Les thérapies alternatives

Médicaments

Pour les personnes qui souffrent d’arthrite la prise du traitement fait partie du quotidien. Il est important de bien connaître les médicaments prescrits et de discuter de ce qui est mieux pour vous avec votre médecin ou équipe soignante.Il y a deux familles de médicaments pour les personnes touchées par l’arthrite, et votre docteur pourrait vous prescrire une combinaison des deux :– Les médicaments qui s’attaquent aux symptômes de la maladie: ils sont utilisés pour traiter tous types d’arthrite, y compris l’ostéoarthrite et l’arthrite rhumatoïde; ils sont censés estomper certains symptômes, tels que la douleur, les gonflements et la rigidité. Ils comprennent des antidouleurs et des anti-inflammatoires non-stéroïdes (NSAIDs).– Les médicaments qui s’attaquent à la maladie directement. Ces produits agissent sur le système immunitaire pour stopper le développement de la maladie. Ces médicaments comprennent des anti-rhumatoïdes (DMARDs) comme le méthotrexate et des corticostéroïdes (stéroïdes). Ils peuvent également atténuer les symptômes.

Chirurgie

Il existe une large gamme d’opérations permettant d’augmenter la mobilité et de réduire la douleur. Des plus modestes (telles que l’ablation de kystes ou de nodules), aux plus importantes (comme le remplacement total des articulations) l’ensemble favorise le maintien d’une qualité de vie optimale. Le remplacement total de la hanche et du genou sont devenus des opérations très communes. Tandis que par le passé, la plupart des opérations concernaient les personnes âgées de plus de 60 ans, les plus jeunes se montrent désormais également intéressés. Il faut y voir les conséquences d’une meilleure qualité des hanches et des genoux artificiels. Au bout de quelques années, le dispositif a besoin d’être contrôlé, c’est la raison pour laquelle il convient d’être bien informé avant de prendre la décision de se faire opérer.

Physiothérapie

La physiothérapie joue un rôle important dans le traitement de l’arthrite, car elle augmente la mobilité, la force et la flexibilité. Elle est donc souvent utilisée comme un médicament. Lors du premier rendez-vous, le physiothérapeute va contrôler les articulations, les muscles, et plus généralement la façon de bouger et de marcher. Il est recommandé de bien décrire tous les symptômes, problèmes et douleurs rencontrés. Une fois l’évolution de l’arthrite et l’état de santé général appréhendé le physiothérapeute et le patient s’accordent sur un traitement. Celui-ci peut comprendre des exercices, des activités d’hydrothérapie, des techniques de mouvement, des techniques de relaxation, des techniques de gestion de la douleur. Le tout peut s’agrémenter de conseils et de prescription pour des appareils d’aide à la mobilité. Dans la plupart des cas, un cycle de traitement chez un physiothérapeute est d’environ six séances.

Thérapie occupationnelle

Si vous avez des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes, telles que se laver, s’habiller, cuisiner et prendre soin de vous, vous pouvez bénéficier des services d’un ergothérapeute. Les ergothérapeutes peuvent vous aider efficacement et vous fournir – même en prêt temporaire – des outils parfois très chers à l’achat. Voici les outils adaptés les plus connus:

  • Coutellerie ergonomique
  • Bouilloires basculantes
  • Rampe de baignoires
  • Pinces
  • Déambulateurs
  • Mécanismes de levage

Votre médecin ou votre spécialiste pourra vous mettre en contact avec un ergothérapeute. On les trouve dans les hôpitaux mais certains exercent aussi en cabinet.

Podiatrie

La podiatrie, appelée aussi « chiropodie », se concentre sur le soin des pieds et peut s’avérer très efficace en faveur de la mobilité pour les personnes qui souffrent d’arthrite. Les pieds et les chevilles nous permettent de marcher ou tout simplement de rester debout. Ils ont donc une fonction fondamentale, mais sont malheureusement les parties du corps les plus affectées par l’arthrite. Si vous allez voir un podologue, il/elle analysera votre façon de marcher et évaluera votre niveau de mobilité, ainsi que la pression exercée sur les pieds et les articulations. Il vous expliquera comment gérer la douleur aux pieds et pourra vous proposer une analyse avec un scan aux rayons X ou des ultrasons. Il/elle pourra également vous prescrire des semelles ou des chaussures adaptées pour faciliter le mouvement.

Thérapies complémentaires

Comme le nom du paragraphe le suggère, ces thérapies visent à compléter le travail de la médecine et des médicaments, sans pour autant les remplacer. Ces thérapies alternatives appréhendent les individus de façon globale et sa physiologie comme un système que l’ont peu réguler. Même si les médicaments sont efficaces, de nombreuses personnes font avec succès des séances d’acupuncture, d’aromathérapie ou de réflexologie. Malgré leur impressionnante variété, les thérapies complémentaires poursuivent un objectif commun: travailler au mieux-être de la personne sans nécessairement viser la guérison.Tout comme la médecine traditionnelle, les thérapies complémentaires ne peuvent pas guérir la maladie. Et tout comme la médecine non-conventionnelle, l’évidence scientifique supportant leur efficacité est très rare. Il n’empêche, beaucoup de patients disent que les thérapies complémentaires les ont aidés à estomper certains symptômes, tels que la douleur ou la rigidité, et à estomper certains effets secondaires des médicaments.

Les thérapies complémentaires les plus répandues sont :

Acupuncture : Les origines de l’acupuncture sont à chercher dans la médecine chinoise traditionnelle, qui a utilisé l’acupuncture pendant des milliers d’années. Elle se base sur le principe que la santé dérive du flux d’énergie intérieure qui passe dans le corps. En insérant des petites aiguilles sur la peau à des points précis du corps, les déséquilibres peuvent être corrigés.
Technique « Alexander » : Basée sur la façon dont les individus se servent de leur corps, cette technique apprend aux personnes de nouvelles manières de l’utiliser pour les mêmes usages, tout en améliorant l’équilibre, la coordination et la conscience. En apprenant à rester debout et à effectuer des mouvements correctement, les patients arrivent à faire bouger leur corps sans douleur et à faire diminuer les souffrances causées par une posture incorrecte. Chiropratique : Il s’agit d’une thérapie complémentaire qui a beaucoup gagné en crédibilité ces dernières années de la part de la communauté médicale. Elle vise à atténuer la douleur en se concentrant sur les problèmes mécaniques des articulations, en particulier de l’épine dorsale. Les chiropraticiens utilisent les mains pour ajuster les articulations de l’épine et les autres parties du corps dont les mouvements sont restreints et limités. Si les chiropracteurs ne peuvent réparer complètement les articulations frappés par l’arthrite, des séances régulières permettent d’accroître la mobilité des articulations en réduisant la douleur et en ralentissant l’apparition d’autres problèmes.
Hydrothérapie : Cette thérapie qui consiste à faire des exercices dans l’eau chaude permet aux personnes qui souffrent d’arthrite de soulager les muscles et articulations. La température élevée de l’eau aide les muscles à se relaxer et facilite la disparition de la douleur, tout en permettant au patient de se détendre. L’eau facilitant par ailleurs le mouvement, la mobilité des articulations devrait en bénéficie aussi.
Massage : Le massage n’est pas qu’une pratique de bien-être. C’est aussi un outil thérapeutique, qui permet de détendre les muscles rigides avec des mouvements lents et doux et peut en améliorer la vitalité en utilisant des mouvements plus forts et rapides. Le massage permet également d’augmenter le flux de sang dans le corps et éliminer les tensions musculaires. Enfin, du point de vue psychologique, un bon massage permet de se relaxer et de se sentir mieux.
Réflexologie : les réflexologues pensent que la stimulation de certaines zones des pieds peut faciliter le passage de l’énergie vitale, soulager le stress et permettre au corps de se soigner sans traitement médicamenteux. La thérapie consiste en pressions appliquées sur certaines parties du corps pouvant produire des effets positifs sur d’autres parties. Les spécialistes exercent ces pressions avec les doigts ou les pouces.
Yoga : Le yoga est une discipline qui permet d’augmenter la souplesse et la force du corps ainsi que la vitalité de l’esprit. Il peut aider à améliorer la posture, la tonicité des muscles et le mouvement. Le yoga peut également aider à se relaxer. Les positions du yoga ont évolué au fil des ans. Certaines d’entre elles permettent d’aider efficacement le corps à se détendre et de rééquilibrer l’épine dorsale (le centre structurel et nerveux du corps). Les positions « asanas » qui font bouger le corps dans différentes directions combinées avec la respiration yoga, stimulent les muscles, les articulations, ainsi que la circulation, la digestion et le système nerveux et endocrinien

Laisser évoluer la maladie sans se soigner expose le malade à une dégradation rapide de sa situation. Un traitement précoce et adapté permet au contraire d’assurer une qualité de vie sur le long terme. Les études montrent en effet que les patients adoptant une posture proactive dans le traitement arrivent à minimiser la douleur, et continuent de pratiquer leurs activités favorites longtemps après l’arrivée de la maladie.

Gestion individuelle

Avoir un rôle actif dans le traitement de la pathologie consiste à :

  1. Prendre en charge vos problèmes de santé (prendre vos médicaments, faire les exercices, aller voir votre médecin, changer de régime)

Participez aux soins en vous informant sur votre état de santé. Informez-vous auprès des professionnels, posez des questions, dites quelles sont vos préférences…

  1. Continuez vos activités le plus normalement possible (travail, vie quotidienne, vie sociale, etc.)

Continuez à faire les choses qui comptent pour vous, quitte à adapter vos pratiques à vos capacités.

  1. Gérer vos variations d’humeur (les variations d’humeur liées à la maladie, comme la colère, les angoisses, les attentes et les questions en lien avec l’incertitude du futur, et la dépression. Les changements peuvent affecter les relations avec l’entourage familial et amical. Les changements d’humeur et les fluctuations émotionnelles sont normaux et font partie de la vie de tout le monde.

Cycle Douleur/Fatigue

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Beaucoup de personnes pensent que tous leurs symptômes sont l’effet d’une seule cause : l’arthrite. Mais il peut s’agir d’un enchaînement d’effets liés les uns aux autres. Par exemple, la douleur peut causer l’anxiété, qui à son tour génère des problèmes de sommeil qui entraînent une dépression empêchant la personne de prendre ses médicaments, alimentant encore une fois la douleur et la fatigue. Le cycle douleur fatigue crée un cercle vicieux qui font de la fibromyalgie et de l’arthrite des maladies difficiles. Pour tenter de vivre au mieux avec ces maladies, quelques conseils généraux.

  • Traiter la douleur dès qu’elle se manifeste est l’option à privilégier. N’attendez pas de voir si la douleur augmente. Faites quelque chose dès que vous avez mal.
  • N’attendez pas que la douleur passe complètement avant de recommencer à faire les choses que vous aimez. Ces pratiques sont bonnes pour votre moral et donc pour votre santé.

 

 

Boîte à outils individuelle

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Une gestion individuelle de l’arthrite demande une combinaison d’activités et de tâches qui doivent être accomplies par les patients eux-mêmes. Dans cette perspective, on peut utiliser le mot « boîte à outils » pour décrire ce dont on a besoin pour gérer au mieux la pathologie (voir image ci-dessous). Et il est possible de faire beaucoup de choses pour soulager la fatigue ou la douleur en utilisant et combinant les techniques de votre « boîte à outils » : en outre, les médicaments, les exercices physiques et une bonne alimentation, continuer à planifier les activités, sortir, conserver des activités intellectuelles…

 

Faire des exercices et rester actif peut vous aider à améliorer votre état santé sans endommager les articulations. A travers les mouvements des articulations, le cartilage absorbe les substances nutritionnelles et élimine les déchets. Un poids équilibré est également important pour gérer l’arthrite. Par exemple, perdre 1 kg ait diminuer la pression sur votre genou de 4 kg. D’autre part, en gérant bien vos activités physiques, vous pourrez améliorer l’état de vos articulations tout en contribuant à mieux être général.

En complément de votre traitement, la pratique d’une activité physique régulière et modérée peut apporter bon nombres de bénéfices, et notamment :

  • Réduction de la douleur et de la rigidité
  • Renforcement des muscles, des ligaments et du cartilage
  • Renforcement des genoux
  • Amélioration de la souplesse et du mouvement des articulations
  • Amélioration de l’équilibre
  • Force et énergie pendant la journée
  • Contrôle du poids
  • Amélioration de la qualité du sommeil
  • Amélioration de la sensation de bien-être
  • Amélioration des capacités de gestion du stress
  • Meilleure résistance du cœur et des poumons
  • Pression sanguine mineure et niveaux inférieurs de cholestérol

Régime alimentaire

Il n’y a pas de régime alimentaire spécifique pour les personnes souffrant d’arthrite mais une alimentation équilibrée et un poids dans la norme sont favorables à la lutte contre les symptômes de l’arthrite et au maintien d’une bonne condition physique. Si vous êtes en sous poids, une alimentation équilibrée devrait vous aider à prendre quelques kilos. Voici quelques conseils concernant l’alimentation.

  • Quoi manger
  • Etre en surpoids
  • Contrôler votre régime
  • Interrompre le régime

Quoi manger

Il y a beaucoup d’informations contradictoires concernant l’arthrite et la capacité de certains aliments d’aider ou pas les patients. Même si certains aliments ont des effets plus bénéfiques que d’autres il est fondamental de maintenir une alimentation équilibrée, pour fournir au corps toutes les substances nutritionnelles dont il a besoin. En particulier, il faudra limiter les sucres, les matières grasses, augmenter la consommation de fruits et légumes, ainsi que de poissons huileux, et faire le plein de calcium et d’aliments riches en fer. Et, au-delà des conseils que les uns et les autres pourraient vous donner, n’oubliez pas, que chacun a des réactions différentes, et que vous même savez ce qui est mieux pour vous.

Etre en surpoids

Avoir un poids excessif est un phénomène assez répandu pour les personnes atteintes d’arthrite. Certains médicaments, comme les stéroïdes, peuvent en effet causer une prise de poids alors que d’autres médicaments, comme les anti-inflammatoires (NSAIDs), peuvent endommager l’estomac, compliquant ainsi d’autant les choix alimentaires. Les patients qui n’arrivent pas à faire les activités prescrites, ni à préparer un repas frais, sont plus exposées au risque de prendre du poids. D’autres personnes, au contraire, sont trop fatiguées pour manger, ce qui entraîne une perte de poids et augmente encore la fatigue. Contrôler son poids est souvent la façon la plus efficace de réduire les symptômes de l’arthrite. Même une petite perte de poids peut réduire la pression sur les hanches, le dos, les genoux et les pieds.
Le juste poids peut être atteint en cherchant l’équilibre entre les calories et l’énergie que nous dépensons pour nos tâches quotidiennes. Chaque personne a des besoins différents, selon son âge, son sexe, sa taille et ses activités quotidiennes. La quantité moyenne de kilocalories est de 2000 pour une femme active et de 2500 pour un homme actif. Si vous devez prendre du poids, mangez des portions plus grandes. Il ne s’agit pas de manger davantage de frites et de chocolat, ce qui n’est pas bon sur le long terme. Variez plutôt les plaisirs, comme manger du pain au petit déjeuner ou une portion plus grande de riz ou de pâtes.

Contrôler son alimentation

Beaucoup d’aliments, surtout les aliments traités, contiennent de la matière grasse cachée, ainsi que du sucre et du sel. Préparer votre repas vous-même vous aidera à contrôler ce que vous mangez. Si vous n’avez pas l’habitude de cuisiner mais que vous avez besoin de perdre du poids, préférez la version « light » des aliments au supermarché, et contrôlez les calories et le sel contenus dans les aliments. Vous devez consulter votre médecin avant de commencer à suivre un régime afin que celui-ci soit vraiment bénéfique : une perte de poids trop rapide peut en effet être dommageable du bon fonctionnement de l’organisme.

Perdre du poids

Suivre un régime alimentaire équilibré signifie manger beaucoup d’aliments différents et organisés selon les groupes alimentaires suivants :

  • Beaucoup de fruits et légumes
  • Beaucoup de fibres et d’amidon
  • Peu de sel et de matière grasse
  • Peu de sucre

Un régime équilibré contient des hydrates de carbone, des protéines, de la matière grasse, des vitamines et minéraux, et des fibres. Les hydrates de carbone nous fournissent l’énergie. Les protéines sont essentielles pour le développement et la réparation du corps alors que les vitamines et les minéraux permettent au corps de bien fonctionner. Bien qu’une alimentation trop riche en matière grasse soit déconseillée, notre corps a besoin de gras, car il nous apporte de l’énergie et nous aide à absorber certaines vitamines. Les fibres quant à elles nous aident à préserver la santé de l’intestin (en particulier pour ceux qui ont un transit intestinal lent parce qu’ils ne peuvent pas bouger ou à cause de la prise de certains médicaments).Les aliments sont divisés en cinq groupes différents. Le diagramme ci-dessous montre la proportion que nous devrions respecter par rapport à ces groupes dans notre régime alimentaire. Il n’est pas nécessaire de respecter cette pyramide à chaque repas, mais il est important de respecter les proportions sur une journée ou sur une semaine.

  • Pain, céréales et pommes de terre
  • Fruits et légumes
  • Viande, poisson et alternatives
  • Produits laitiers
  • Produits gras et sucrés

Accompagner une personne qui souffre d’arthrite peut être difficile puisqu’il est question de stimuler la personne sans toutefois faire les choses à sa place. En effet, comme tout un chacun, les personnes atteintes d’arthrite souhaitent continuer à vivre leur vie. Il s’agit donc de respecter ce désir d’indépendance et accepter que votre aide ne soit pas toujours requise. Il est donc important d’être attentif aux signaux que la personne vous envoie et ne pas insister pour l’aider à accomplir certaines activités qu’elle tient à réaliser seule. Si une personne se lève d’une chaise toute seule, ne vous précipitez pas pour l’aider, à moins qu’elle soit vraiment en difficulté et demande elle-même de l’aide.

Autorisation de

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