Comparons les bouleversements que provoquent l’arrivée d’un enfant et la survenue de la dépendance chez un proche. Lorsqu’on attend un enfant, la famille, les amis, les collègues sont présents. A la naissance de l’enfant, les parents reçoivent des cadeaux qui sont autant d’encouragements à vivre cette expérience merveilleuse, bien que fatigante. Les futurs parents sont très fiers et se posent des questions qui les projettent dans l’avenir. Comment allons-nous éduquer notre enfant ? Qu’allons-nous lui transmettre ? Quelles valeurs, quelles connaissances, etc… ?

Songez à présent à l’expérience opposée. Un membre de votre famille vieilli, ce peut être votre partenaire, un parent, un grand-parent, une personne a désormais besoin de votre aide pour accomplir un certain nombre de gestes de la vie quotidienne. Vous vous voulez naturellement l’aider et lui rendre la vie plus facile. Il n’est pourtant pas rare que les amis, les collègues vous fassent part de leur incompréhension : “Ah moi, je ne pourrais jamais le faire ! Pourquoi le fais-tu ?” Ou, encore : “Pourquoi ne mets-tu pas ta mère (ou ton épouse, ou ton grand-père) dans une structure spécialisée ? Tu ne vas pas pouvoir supporter ce niveau de contraintes bien longtemps…” Des commentaires qui finissent par susciter des questions : “Pourquoi dois-je le faire ? Est-ce qu’il n’y a que moi ?” Ces doutes peuvent avoir des conséquences sur votre vécu de l’aide.

Je peux faire quelque chose

 

Stage 1 : Le futur aidant

Εικόνα1Dans le futur, je pourrais devenir aidant d’un membre de ma famille ou d’un ami

Qui êtes-vous ?

Jour après jour, vous prenez conscience que dans un futur proche, un membre de votre famille ou un ami pourrait avoir besoin de votre aide. Son âge, l’évolution de son état de santé et ses conditions de vie vous préoccupent…

 

Votre mot-clé : Mieux Connaître

–la situation professionnelle

–les spécialistes

–les avocats et la situation financière

–les autres membres de la famille qui voudraient participer

 

Votre défi

Prendre en compte les besoins de votre proche : en termes de santé, de situation financières et au niveau émotionnel pour en discuter avec des professionnels et trouver des réponses les plus adaptés.

 

Votre but

Vous voulez devenir aidant et le moment de vous préparer est arrivé. Vous devez vous informer sur les réalités que cela recouvre et encourager votre proche à partager ses émotions et ses pensées avec vous. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille renoncer à vous, vos intérêts, vos amis, votre carrière et votre famille.

 

En tant que « futur aidant » que pouvez-vous faire ?

1. Consultez un bon avocat en droit de la famille

Informez-vous sur les moyens financiers, sur l’état de santé et les dernières volontés. Il s’agit de faire en sorte que votre proche ait une situation administrative assainie. Demandez à votre avocat comment préparer le futur ? De quels documents vous avez besoin ? A quoi faut-il penser ? Quelles sont les dispositions administratives particulières à prendre si votre proche habite dans un autre pays.

2. Déterminez la situation financière.

C’est en effet en fonction de la situation financière de votre proche que vous arbitrerez sur des questions en lien avec la santé. Il s’agit de connaître avec précision les ressources mensuelles (revenus du travail, allocations et aides de la sécurité sociale, rentes, investissements et comptes bancaires. Proposez à votre proche de rencontrer un conseiller financier afin de savoir comment organiser son budget.

3. Cherchez un établissement spécialisé adapté.

Faites-vous accompagner pour comprendre les aides disponibles. Les aides peuvent être de différentes natures : financières, humaines, techniques.

Quelle institution offre des soins de qualité au juste prix ? Quelles sont les services disponibles (mairie, service social spécialisé) à proximité ? Contactez les organisations et demandez-leur des brochures ou des dépliants. Considérez également l’état de santé de votre proche. La personne pourra-t-elle rester à la maison en toute sécurité même en fauteuil roulant ? Des travaux doivent-ils être entrepris ? Ces changements sont-ils possibles ? Si ce n’est pas le cas, quelles sont les autres options : chez vous, dans une structure spécialisée ou dans une communauté ?

4. Prenez contact avec le médecin traitant de votre proche

5. Bien connaître la réalité de la situation

Gardez un regard réaliste sur ce que vous vivez : quelle pourrait-être la pire des situations ? Quelle pourrait être la meilleure ? Déterminez ensuite les meilleures options pour chaque scenario.

6. Ecrivez un journal : décrivez vos sentiments, vos préoccupations et vos actions.

Vous serez peut être surpris à l’égard de vos sentiments. Vous préparez au futur vous permettra d’appréhender ce que votre proche – ainsi que vous-même – pourra perdre ou gagner. Il y aura des changements dans votre vie affective, dans votre organisation et votre liberté. Ecrivez vos pensées et vos sentiments à propos de ces petits et grands changements mais aussi de cette perte potentielle, et comment vous voudriez l’affronter, la dépasser.

7. Prenez du temps pour réfléchir à vos problèmes

Il est beaucoup plus facile de faire tout cela quand les choses sont encore simples. Prendre soin d’un proche rend la vie plus difficile. Et cela l’est encore plus si la relation affective avec votre proche apparaît difficile ou complexe.

Si vous avez des difficultés à vous exprimer, c’est le moment d’en parler à un thérapeute ou à un coach pour retrouver la confiance nécessaire.

Vous ne voulez pas demander à quelqu’un de vous aider ? C’est pourtant sans doute le moment pour commencer. Savoir quand et comment demander de l’aide est une grande qualité, qui deviendra importante pour vous.

8. Retrouvez la forme physique et financière, adoptez un rythme de vie qui vous convient.

Vous devez désormais faire de votre mieux dans tous les aspects de votre vie : physiquement, émotionnellement et financièrement.

9. Intéressez-vous à l’histoire de vie de votre proche

Ecrivez-la dans un journal, faites une vidéo ou un enregistrement. Cherchez des recettes, des photos, des lettres, des poèmes et des souvenirs qui lui rappellent sa vie et ses succès. Posez des questions sur son enfance, ses parents, ses frères et sœurs, ses premiers amours. Parlez-en aux autres membres de la famille et à ses enfants.

10. Commencez chaque jour en pensant à l’amour que vous avez

Etre aimé, par votre proche, par le reste de la famille, par vos amis, et votre partenaire est essentiel : sachez que vous avez de l’amour et gardez toujours cela à l’esprit.

 

Conseil : triez et rangez papiers et documents dont vous pourriez avoir besoin dans le futur.

Je commence à aider

 

Stage 2 : Le nouvel aidant

Εικόνα2 - CopyJe commence à aider un membre de la famille ou un ami.

 

Qui êtes-vous ?

Vous avez commencé à aider un proche régulièrement peut-être plusieurs fois par semaine. Vous faites les courses à sa place par exemple, ou vous exercez d’autres responsabilités dans son quotidien.

 

Votre mot-clé : Trouver

  • Trouvez des services qui peuvent aider votre proche
  • Trouvez du soutien
  • Trouvez la façon de poursuivre vos hobbies et vos intérêts

 

Votre défi

Trouvez des solutions adaptées

 

Votre but

C’est le temps de l’expérimentation, du repérage de ce qui fonctionne ou pas, des ressources sur lesquelles vous pouvez compter. C’est aussi le moment de vous découvrir en tant qu’aidant : quelles sont les tâches qui vous plaisent le plus ? Celles qui vous plaisent moins ? Votre relation avec le proche aidé est-elle satisfaisante ? Quelles sont les situations qui vous stressent le plus ?

Il s’agit enfin de ne pas oublier vos hobbies et vos centres d’intérêts et trouvez du temps à consacrer à ces activités personnelles.

 

En tant que “nouvel aidant”, que pouvez-vous faire ?

1. Apprenez tout ce que vous pouvez sur la maladie de votre proche, sur sa pathologie et son état physique, si cela vous est nécessaire.

Consultez les services locaux ou des branches locales d’organisations nationales.

2. Prenez connaissance des meilleures techniques des professionnels, à travers des vidéos, des manuels.

Si votre proche est hospitalisé ou reçoit des courtes thérapies dans un centre hospitalier, demandez au personnel de vous apprendre les meilleures techniques pour soulever, déplacer et laver, si vous le souhaitez. Il existe également sur Internet beaucoup de ressources sur le sujet.

Il est important d’être sûr des techniques que vous utilisez afin de ne pas vous abimer.

3. Entrez dans un groupe de soutien.

Toutes ces nouvelles activités perturbent votre quotidien et peuvent finir par vous isoler. C’est ce qu’il faut absolument éviter ! Les groupes de soutien mis en place par les associations spécialisées vous permettront de rencontrer des personnes dans la même situation que vous et de partager vos préoccupations avec elles. Ces échanges pourront vous permettre de voir votre quotidien sous un nouveau jour et d’envisager des solutions auxquelles vous n’aviez pensé auparavant.

4. Prévoyez du temps pour vous.

Prévoyez des pauses régulières – une heure par jour, un après-midi par semaine, un jour par mois – tout ce que vous pouvez. Faites l’inventaire des autres ressources sur lesquelles vous pouvez vous appuyer   (autres membres de la famille, services d’aides à la personne, etc.) de sorte à vous ménager des temps personnels.

5. Entrez en contact avec des groupes.

Contactez votre mairie pour connaître la liste complète des services et des organisations proches de chez vous, mais également des aides légales et extra-légales dont votre proche peut bénéficier.

6. N’oubliez pas de consulter votre proche.

Demandez-lui de vous donner des idées et de partager ses pensées. Comment vit-il tout ça ? Pense-t-il/elle rester à son domicile ? Quelles sont ses peurs ? Ses appréhensions ?

 7. Ecrivez ce que vous ressentez dans un journal.

Comment vous sentez-vous ? Quelles sont vos préoccupations ? Quelles sont vos peurs ? Quelles sont les difficultés que vous avez repérées ? Quels sont les changements dans votre vie sociale ? Comment pouvez-vous vous sentir mieux ?

8. Ecrivez dans un autre journal les besoins de votre proche.

Notez-y les changements et les évolutions dans l’état de santé de la personne que vous aidez et discutez-en avec son médecin traitant et/ou les professionnels qui l’entourent. Envisagez votre journal comme un manuel, pour permettre à ceux qui à un moment prendront le relais savoir quoi faire et comment le faire. Continuez à raconter votre expérience dans votre autre journal.

9. Prenez l’habitude de réunir la famille régulièrement.

Si vous et le proche que vous aidez habite avec d’autres personnes (y compris des enfants), créez et fixez quelques règles souples qui serviront de repère à chacun :

  • Qui fait quoi ? Comment ? Quand ?
  • Mais aussi jusqu’où peut-on aller lors des disputes, mais surtout que peut-on faire pour s’amuser ?
  • Quand et pourquoi se réunir ?
  • Organisation en matière de soutien et de participation

10. Gérer l’argent : élaborez un budget, consignez les dépenses, conservez et classez les factures et les reçus.

En cas de difficulté financière, vous pouvez demander un soutien auprès des services de votre mairie.

11. Préparez un plan B et anticipez un plan B du plan B.

« Qu’est-ce-que je fais si… » Il s’agit d’avoir un coup d’avance sur ce qui les évolutions qui peuvent survenir et savoir parer à toutes les éventualités… Grâce à leur connaissance des pathologies et des situations de handicap, les professionnels peuvent vous aider anticiper.

12. Continuez à vivre votre vie.

Ecrivez votre ressenti lorsque le stress vous empêche de manger correctement ou de pratiquer une activité physique. L’une des meilleures défenses contre le stress est de conserver un bon style de vie.

Aider

 

Stage 3 : L’aidant expérimenté

Εικόνα3J’aide un membre de ma famille ou un ami.

 

Qui êtes-vous ?

Votre engagement aux côté de la personne est permanent ou presque quotidien. Vous vous organisez de sorte à être disponible et vous commencez à vous demander combien de temps vous allez tenir.

Vos pensées et votre humeur oscillent entre la fierté de subvenir aux besoins de vos proches et un sentiment d’impuissance qui vous rend mélancolique. En fait, vous vous inquiétez de la perte de capacités de la personne dont vous vous occupez et vous êtes fatigué.

Votre mot-clé : Recevoir

– Recevoir de l’aide de tous ceux qui peuvent vous aider ;

– Avoir des moments de repos, du répit

– Recevoir du soutien

 

Votre défi.

Trouver de l’aide et des ressources pour continuer.

 

Votre but

Créer un quotidien pour vous et la personne dont vous vous occupez pourvoyeur autant que faire se peut de bonheur et de choses positives. Un emploi du temps adapté vous aidera à assumer vos responsabilités et à surmonter le stress et qui risque de vous user. Celui-ci doit comprendre du temps pour les imprévus, un rituel qui ouvre et clôt votre journée ainsi qu’une activité qui nourrit votre esprit, vos émotions, vos besoins qu’ils soient physiques ou psychologiques. Le changement auquel vous vous étiez préparé au stade 1 devient maintenant une réalité – vous êtes devenu un élément essentiel d’un membre de votre famille ou un de vos amis.

 

 Que pouvez-vous faire en tant qu’aidant ?

1. Marquez vos limites dans la journée et précisez votre rôle. Combien de temps la personne dont vous vous occupez pourra-t-elle encore rester chez elle ? C’est parfois possible, lorsque le système de soin mis en place ou qu’ils bénéficient du soutien des autres membres de la famille, Mais dans certaines situations, il faut envisager l’entrée en établissement. Afin d’anticiper cette situation, il est important d’identifier les contours de son rôle et les limites que l’on se fixe… Pour cela, il peut être utile de se livrer à un questionnement :

-Quelles sont les tâches que vous ressentez comme étant les plus difficiles ?

-A quelle heure ressentez-vous le plus de stress ?

-Quelles sont les situations qui génèrent le plus de stress ?

-Quelle tâche réalisez-vous avec le plus d’appréhension ?

-Quels sont les moments les plus difficiles pour la personne dont vous vous occupez ?

C’est en prenant conscience de vos limites que vous identifierez l’aide dont vous avez besoin. Une fois ces limites connues et la demande d’aide formulée vous et votre proche vous sentirez plus en sécurité.

Tout le monde a des limites. Connaissez-vous les vôtres ?

2. Quelles sont les limites de la personne que vous aidez ? Connaître ses limites vous aidera à organiser votre quotidien. La situation évolue sans cesse ; vos capacités, votre résistance et votre fatigue aussi. Identifiez vos besoins et n’hésitez pas à demander davantage que ce que vous pensez avoir besoin.

3. S’octroyer des moments de repos. Aménagez-vous des moments de repos hebdomadaires, pensez aux solutions de répit pour votre proche, ou bien demandez à la famille de vous remplacer pour une semaine ou deux. Prenez des moments de répit courts ou longs, en fonction de vos possibilités. Préservez vos hobbies et vos centres d’intérêt.

4. Participez à un groupe de soutien pour les aidants, appuyez-vous sur votre famille et vos amis.

5. Faites-vous aider lorsque l’état de la personne s’aggrave. Apprenez à demander plus d’aide s’il le faut même si vous pensiez initialement ne pas en avoir besoin…

6. Continuez à écrire sur vos deux journaux- le vôtre et celui qui concerne l’activité d’aide

7. Soyez indulgents avec vous-même et ne focalisez pas sur les moments négatifs. Les mauvaises journées sont inévitables et peuvent par ailleurs donner l’énergie d’un nouvel élan pour repartir !

8. Protégez-vous : votre temps, vos valeurs, votre bien-être et vos priorités, sont précieux. Par exemple :

– « Je vais prendre deux heures de liberté après le déjeuner. Tout ce dont tu auras besoin est préparé dans le séjour. Merci de me laisser profiter de ce moment, j’en ai besoin. »

-« Je n’apprécie pas le ton de notre conversation, pouvons-nous la reprendre demain ? »

-« Je ne peux pas le faire, mais merci de penser à moi. »

Donnez-vous l’espace pour vos moments négatifs. Quand vous êtes en difficulté, dites simplement : « j’ai eu une mauvaise journée. Je prends quelques minutes pour moi-même afin de prendre du recul. ».

9. Au jour le jour… Quel est votre objectif à ce stade? Le sacrifice fait-il parti de vos projets ? Vos désirs sont essentiels et il n’est pas question d’y renoncer.

 

J’aide encore.

 

Stage 4 : L’aidant pragmatique

Εικόνα4

Qui êtes-vous ?

Vous avez traversé toutes les phases : admission et sortie de l’hôpital, courtes périodes dans des centres de rééducation, un grand nombre de services sociaux…

 

Votre défi

Vous comprendre et comprendre la personne dont vous vous occupez.

 

Votre but

Obtenir une meilleure connaissance de vous-même et de la personne que vous aidez. Vous vous êtes installé dans votre rôle et dans votre routine ; maintenant c’est le moment de faire un pas en arrière et de réfléchir. Les premiers trois stades ont mis les bases pour cette quatrième étape, celle du développement personnel.

 

En tant que « aidant pragmatique » qu’est-ce que vous pouvez faire ?

 

  1. Essayer de trouver du plaisir dans la relation que vous avez avec la personne que vous accompagnez. Les choses qui empêchent votre plaisir sont les tâches manuelles : donner le bain, habiller la personne, s’occuper des problèmes d’incontinence, etc. En même temps, ces tâches vous rapprochent et vous font partager du temps ensemble. Ajouter de la joie à ces tâches et partagez vos attentes.
  2. Développer l’habitude de partager les activités. Essayez de développer une routine, des habitudes, comme dans d’autres relations homme-femme, mère-fille, père-fils plutôt que aidant-aidé. Libérez-vous de ce rôle, ça vous permettra de mieux profiter de votre relation.
  3. Commencer à penser au futur. Quel but voulez-vous atteindre ? Pouvez-vous y arriver ? Comment la personne dont vous vous occupez peut vous aider à y arriver ?
  4. Jour par jour… Qu’est-ce qui vous fait vous sentir bien au jour le jour ? Pensez-vous essayer quelque chose de nouveau ? C’est bien ! Ne vous arrêtez pas !

Changer

 

Stage 5 : L’aidant en évolution

Εικόνα5Mon rôle est en train de changer.

 

Qui êtes-vous ?

Vous vous occupez de votre proche depuis longtemps et vous sentez la fin approcher.

 

Votre mot-clé : Permettez-vous

-Permettez-vous du temps pour laisser sortir vos émotions ;

-Permettez-vous de garder les souvenirs ;

-Permettez-vous une réflexion sur votre expérience.

 

Votre défi

Arrêtez de « faire » et concentrez-vous sur « être ». Vous avez l’habitude de faire, maintenant c’est le moment de passer du temps avec la personne que vous aidez.

 

Votre but

Accompagner votre proche pendant ses derniers mois ou semaines, l’aider à prendre les décisions concernant la fin de sa vie. Enfin, régler les choses dont vous avez discuté pendant la phase 1 (ou dès que vous avez pu). Au fur et à mesure que vous partagez la fin du chemin ensemble, arrive le moment de ressentir le chagrin et d’apprécier le temps passé ensemble. Puis, vous commencerez à vous poser des questions sur le prochain chapitre de votre vie.

 

En tant qu’aidant en évolution, que pouvez-vous faire ?

  1. Juger vous-même quand vous pouvez prendre des pauses. Vous n’avez plus beaucoup de temps à partager avec votre proche. Décidez donc vous-même quand prendre des pauses. Vous seul pouvez juger et choisir le bon moment.
  2. Se permettre la tristesse et le chagrin. Vous êtes en train de vivre une perte douloureuse.
  3. Réfléchir à tout ce que vous avez fait. Rassurez-vous, vous avez fait tout ce qu’il y avait de mieux à faire.
  4. Relire votre journal. A quel point avez-vous changé depuis que vous avez commencé à écrire le journal ? Comment allez-vous utiliser cette expérience dans vos futures relations ?
  5. Au jour le jour. Quel est votre but à ce stade ? Vous pouvez penser vous en passer, mais essayer quand même de vous donner un objectif. Cela vous aidera à vous sentir vous-même.
  6. Après avoir donné. Rentrez en contact avec d’autres familles qui ont vécu la même expérience que vous pour prévoir une vie future.

La Fin

Stade 6 : l’aidant

Εικόνα6J’ai fini ma période d’aide.

Qui êtes-vous ?

Votre rôle d’aidant s’est terminé. Vous vous sentez obligé de regarder différemment la vie des autres aidants. Vous partagez vos connaissances avec eux, vous avez une activité professionnelle ou bénévole. Vous considérez chaque relation dans votre vie comme un trésor, en sachant que chaque jour vécu et la santé ne doivent pas être banalisés.

Votre mot-clé : Chérir

-Chérir vos rêves ;

-Chérir vos défis qui vous ont amenés à des nouvelles opportunités et à des nouvelles capacités ;

-Chérir vos opportunités et les partager ;

-Chérir les souvenirs de la personne aidée.

Votre défi

Intégrer votre rôle d’aidant dans votre nouvelle vie

Votre but

Mettre en œuvre la leçon apprise par votre expérience, avec la personne aidée, avec les membres de votre famille et avec vos amis. Durant ce stade qui peut durer autant de temps que vous le voulez, même toute la vie, vous récolterez les bénéfices de vos efforts.

En tant qu’ancien aidant, que pouvez-vous faire ?

  1. Suivre vos rêves. Réalisez vos rêves
  2. Les autres aidants pourront se retourner vers vous. Partagez votre expérience avec eux, ils ont tout à apprendre de vous ! Parlez-leur de vos réussites et de vos erreurs en tant qu’aidant.
  3. Chérissez les bons souvenirs que vous avez de votre proche. Vous pouvez par exemple vous souvenir de lui à travers des rituels. Relire votre journal peut être également une autre manière d’honorer votre proche disparu.

Naturellement, la meilleure façon d’honorer la mémoire de votre proche sera de vivre pleinement votre nouvelle vie pleine de relations, de joie et de sourires.

  1. Au jour le jour…. Vos objectifs vous ont permis de continuer sur votre chemin. Maintenant, vous devez les utiliser pour créer votre futur. Ont-ils changé ? De quelle façon avez-vous changé ? Qu’est-ce que vous aimeriez faire dans le futur ?
  2. Après avoir donné. Prenez contact avec d’autres aidants qui ont traversé les mêmes choses que vous. Leurs expériences et leurs conseils peuvent vous aider à organiser votre vie après cette expérience

Autorisation de

CareGiving.com. We care for you. Visiter le site...