C’est une maladie neurologique progressive* qui jusqu’à  ce jour ne peut pas être soignée. Son évolution est variable d’un individu à l’autre. Pour certaines personnes elle progresse plus lentement que pour d’autres, et les symptômes peuvent être contrôlés  grâce aux médicaments pendant un certain nombre d’années. La maladie de Parkinson est causée par une carence de dopamine, une substance qui  facilite le partage des instructions du cerveau d’un nerf à l’autre. Le vieillissement entraîne une perte de ces substances chimiques, cette perte commençant par ailleurs à la naissance.  Mais c’est seulement quand nous perdons 80% de notre dopamine que les symptômes de la maladie commencent. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson sont celles qui ont perdu cette substance beaucoup plus vite que les autres.

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Comment vous aider ?

La maladie de Parkinson ne réagit pas bien aux situations de stress, qu’il convient dès lors d’éviter autant que possible. Suivez un régime alimentaire équilibré et pensez à faire des exercices pour sauvegarder la souplesse et l’agilité de vos muscles. Continuer à vivre votre vie et n’évitez pas les contacts avec les autres. La gestion des médicaments et le respect de la posologie sont importants.

Les signes les plus connus de la maladie de Parkinson sont les tremblements, généralement  dans la main ou le pied, la lenteur des mouvements et la rigidité.

Il y a deux classifications des symptômes – moteurs et non-moteurs. Les premiers s’attachent aux mouvements, comme les tremblements, alors que les seconds font référence aux problèmes comme la dépression et la constipation.

Tremblements des mouvements

Les tremblements des personnes affectées par la maladie de Parkinson se présentent quand la main ou la jambe est au repos. Le tremblement survient lorsque le membre est au repos mais s’arrête aussitôt qu’il est en mouvement. L’anxiété rend le symptôme plus important. D’après le site internet de  la UK Parkinson’s Disease Society, celui-ci concerne à peu près 70% des personnes atteintes par la maladie.

 

Lenteur des mouvements (bradykinésie)

La lenteur des mouvements peut entraîner une difficulté à accomplir les tâches quotidiennes à la vitesse normale, comme par exemple s’habiller.

La lenteur des mouvements peut aussi affecter la façon dont vous marchez, et peut être à l’origine d’un pas très lent.

Rigidité

La rigidité causée par la maladie de Parkinson peut être le résultat de l’impossibilité des muscles de se relaxer ou de se détendre. Des exercices faciles, ou encore de la physiothérapie peuvent aider à détendre les muscles et à en améliorer la mobilité. N’hésitez pas à contacter l’association France Parkinson pour plus de renseignements et pour avoir des conseils sur comment gérer la maladie.

 

Constipation – symptômes non-moteurs

La constipation, pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson, est un phénomène communément rencontré. Il est important de bien gérer ce problème, qui peut entraîner du retard dans la prise des médicaments, et dans les effets positifs qu’ils peuvent avoir sur le patient. Pour éviter la constipation, il convient de suivre quelques recommandations très simples. : boire beaucoup, surtout de l’eau, introduire fruits frais et légumes dans le régime – ils sont une source de fibres très importante – et chercher à être le plus actif possible, car le manque d’activité  peut également être à l’origine de la constipation. Si ces quelques mesures sont sans effets, il est important d’en parler à votre docteur, qui pourrait vous prescrire un laxatif.

 

Dépression

La dépression est également un symptôme courant chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Elle est diagnostiquée après une période assez longue (au moins 2 semaines) de mauvaise humeur. La dépression peut être une condition très invalidante, puisqu’elle cause désespoir et manque de confiance en soi. Il est important d’en parler à votre docteur si vous avez des symptômes tels qu’une mauvaise humeur persistante. L’anxiété se manifeste aussi chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, et peut être dû à un traitement inadapté ou à l’interruption de celui-ci.

Il est possible de minimiser les effets de la maladie. Tout d’abord en évitant les situations génératrices de stress, adopter un régime alimentaire sain, pratiquer une ou des activités physiques. Certaines personnes prennent des antioxydants car ils auraient pour effet de ralentir la progression de la maladie. Afin de trouver le meilleur traitement, le plus important est d’avoir  bénéficié d’un diagnostic personnalisé. Après le diagnostic, l le traitement peut être constitué :

  • de médicaments
  • d’une physiothérapie
  • d’une thérapie occupationnelle
  • d’une thérapie du langage et de séances d’orthophonie
  • de soins dispensés par des services infirmiers
  • de soutien psychologique
  • spécialiste des services d’assistance
  • de l’accompagnement d’un asistant social
  • de l’accompagnement d’un diététicien.

Inévitablement, les médicaments font partie du traitement mais ils ne sont pas systématiquement prescrits au tout début de la maladie.

 

Médicaments

Les médicaments les plus utiles pour traiter les symptômes seraient le Levodopa les antagonistes de dopamine et les inhibiteurs MAO-B. L’approche peut changer selon les phases de la maladie. On peut y distinguer deux phases : une phase initiale, où la personne a déjà développé quelques formes de handicap qui demandent une thérapie médicamenteuse, et une seconde phase où le patient développe des complications de mouvement liées à l’utilisation de Levodopa. Initialement la thérapie a pour objectif l’équilibre entre la gestion des symptômes et les effets collatéraux qui résultent de l’amélioration de la fonction dopaminergique.

Le début d’un traitement L-DOPA peut être retardé en utilisant d’autres médicaments comme les inhibiteurs MAO-B et les antagonistes de la dopamine, afin de réduire l’apparition de la dyskinésie. La dyskinésie peut avoir comme effet la réduction des mouvements volontaires et la présence de mouvements involontaires. Dans une seconde phase, l’objectif de la thérapie est de réduire les symptômes tout en contrôlant les fluctuations de la réponse aux médicaments. Dans tous les cas, l’interruption de la prise ou l’abus des médicaments sont dangereux, c’est la raison pour laquelle, la posologie doit être strictement respectée.

 

Stimulation Cérébrale Profonde (DBS)

Quand les médicaments ne sont pas suffisants ou si la personne atteinte de la maladie de Parkinson réagit mal au traitement, la chirurgie avec la stimulation cérébrale profonde (DBS) peut faire la différence. Cependant, tous les patients ne peuvent pas se soumettre à la DBS et chaque personne est soumise à un processus de sélection rigoureux. La stimulation cérébrale profonde est un traitement de chirurgie qui prévoit l’implantation d’un dispositif médical qui envoie des impulsions électriques dans des parties du cerveau. La DBS dans certaines régions du cerveau a de très bons effets thérapeutiques pour les maladies qui seraient résistantes aux médicaments, telles que la maladie de Parkinson, les tremblements et la dystonie. La DBS change directement l’activité du cerveau de façon contrôlée avec de très bons résultats dès la  phase précoce.

« Parkinsonisme » est un terme générique utilisé pour les personnes qui manifestent des symptômes similaires à ceux de la maladie de Parkinson (tremblements, rigidité, lenteur des mouvements et problèmes d’équilibre) alors que le médecin n’est pas encore en mesure de lier ces symptômes à une absence ou à une perte de dopamine. Certaines pathologies, certains problèmes vasculaires, ou d’autres maladies neurodégénératives peuvent en effet causer des symptômes similaires à ceux de la maladie de Parkinson. De fait, dans une phase précoce, il peut être difficile de savoir si un patient est affecté par une forme typique de maladie de Parkinson ou bien par une forme syndromique. Au final seulement 85% des cas de Parkinsonismes s’avèreront être la maladie de Parkinson. Dans tous les cas, le développement d’autres symptômes et la progression de la maladie doivent aboutir au bon diagnostic.

 

Les maladies neurodégénératives qui causent le Parkinsonisme sont regroupées dans la catégorie de Parkinsonisme atypique ou syndrome Parkinson plus. Le mot “plus” signifie que, au delà des symptômes typiques de la maladie de Parkinson, quelques patients manifestent aussi des symptômes atypiques. Le Parkinsonisme atypique ne doit pas être négligé au cas de patients avec :

  • Carence de dopamine
  • Perte d’équilibre
  • Changements intellectifs importants (démence)
  • Développement ou progression rapide
  • Hypotension posturale importante, incontinence urinaire ou problèmes d’intestin
  • Peu/pas de tremblements.

Atrophie multisystématisée – Multiple System Atrophy (MSA)

L’atrophie multisystématisée et la maladie de Parkinson causent rigidité et lenteur dès les premières phases. Pourtant, la difficulté à avaler ou la présence de vertiges, amenant à l’atrophie multisystématisée, restent rares dans une phase précoce de la maladie de Parkinson. Cette pathologie  est connue comme dégénérescence striato-nigrique, syndrome Shy Drager, ou atrophie olivo-ponto-cerebelleuse.

 

Paralysie supra nucléaire progressive (PSP)

Elle est aussi connue comme syndrome de Steele-Richardson-Olszewski. Elle affecte les yeux, l’équilibre, le mouvement des yeux, la mobilité, le langage et l’avalement.

 

Parkinsonisme vasculaire ou artériosclérotique

Parfois, les personnes qui ont eu un accident vasculaire cérébral très léger peuvent manifester cette forme de parkinsonisme.

 

Parkinsonisme induit par les médicaments

Certains médicaments peuvent être à l’origine du parkinsonisme ; cette forme est normalement réversible.

 

Réponse aux médicaments contre la maladie de Parkinson

Si votre médecin pense que vous avez la maladie de Parkinson, il/elle poura vous prescrire des médicaments tels que le Levodopa (Madopar, Sinemet, ou Stalevo), pour déclencher une réaction positive de l’organisme. Si vous respectez la posologie et prenez les médicaments pour un temps suffisamment long les symptômes s’estompent généralement peu à peu. Lorsque le patient arrête son traitement ou réduit ses prises de médicament, les symptômes de la maladie apparaissent de façon plus évidente. Il est alors plus facile de se rendre compte des effets positifs des médicaments.

La plupart des personnes affectées par un parkinsonisme qui s’avère ne pas être la maladie de Parkinson, ne réagissent pas ou peu aux traitements classiques. Quoi qu’il en soit, il convient de consulter un médecin.

Autorisation de

Parkinson’s Association of Ireland.Visiter le site...